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	<title>Des changements et des hommes &#187; Supervision</title>
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	<description>Donner du sens à votre supervision</description>
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		<title>L’écoute et le questionnement,  conditions de réussite du coaching ?</title>
		<link>http://www.dcdh.fr/methode/lecoute-et-le-questionnement-conditions-de-reussite-du-coaching/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 20:13:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[François Lantzenberg]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[coaching]]></category>
		<category><![CDATA[Méthode]]></category>
		<category><![CDATA[Supervision]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>The post <a rel="nofollow" href="http://www.dcdh.fr/methode/lecoute-et-le-questionnement-conditions-de-reussite-du-coaching/">L’écoute et le questionnement,  conditions de réussite du coaching ?</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="http://www.dcdh.fr">Des changements et des hommes</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="c12 end ">
Parfois, certains coachs peuvent avoir tendance à davantage se focaliser sur des outils, des grilles d’analyse, des modèles « clefs en main » au détriment de deux principes essentiels que sont  l’écoute et le questionnement. Ces deux actes forment, pour moi, le socle de la pratique du coaching et de la supervision.</p>
<p>Lorsqu’on s’éloigne de l’écoute, on prend le risque de passer à côté de certains enjeux de l’accompagnement de son client. Aujourd’hui, les lieux où nous sommes écoutés de manière inconditionnelle, sans jugement et en profondeur, sont extrêmement rares. Dans notre travail de coaching, nous apportons cet espace à nos clients ; ce qui est très rare et précieux mais insuffisant. A cette écoute, doit s’ajouter le questionnement car ils sont intimement liés. Sans l’écoute, le questionnement n’aurait aucune pertinence. Mais de quel questionnement parle-t-on ? Parler de la qualité du questionnement semble une évidence dans notre métier mais il faut aller plus loin. Au-delà du processus du questionnement (son rythme, le type de questions posées etc.). Je voudrais évoquer ici l’objet même du questionnement, car il diffère selon les approches utilisées que ce soit l’Analyse Transactionnelle ou l’Intervention Systémique Paradoxale.<br />
Vous partager ces fondamentaux de métier est une manière, pour moi, de donner à voir les points d’appui de ma pratique de coach et de superviseur.<br />
</div>
<div class="c12 end ">
<hr style="border-top: 1px dashed #333; padding: 1.5em 0;" />
<h4 style="margin-bottom: 0;">Écouter et accueillir</h4>
</div>
<div class="c6">
<p>Quand j’écoute mon client, je lui offre l’espace-temps dont il a besoin, je lui donne un cadre sécurisant avec des règles du jeu claires. Je suis présent, en face de lui, avec mon regard, mon attention, la sensibilité de mes émotions et de mes sensations. Dans cette écoute, chacun a son propre style, son rituel d’accueil et de mise au travail. Chaque coach pose la distance qu’il estime nécessaire avec son client. Ce qui se joue alors dans cette interaction ne doit pas être sous-estimé, au contraire, c’est pour moi un révélateur de l’alchimie de la relation. Il est important d’observer ce qui se produit par une position méta.</p>
<p><img class="alignnone size-large wp-image-6024" src="http://www.dcdh.fr/wp-content/uploads/2022/07/solution-life-coaching-key-1920x1080-e1656964461585.jpg" alt="solution-life-coaching-key-1920x1080" width="1024" height="897" /><br />
</div>
<div class="c6 end">
<p>Il nous faut rester prudent quant à la signification à donner à ce que nous observons. Écouter son client amène à prendre en compte le ton de sa voix, son débit, ses soupirs, ses gestes aussi, jusqu’au moindre froncement de sourcils. Je crois utile de suspendre son jugement, tout en restant ouvert aux multiples significations comportementales qui se jouent.</p>
<p>Le risque de l’interprétation existe mais ne doit pas nous enfermer dans nos certitudes et rigidifier le cheminement. Les voies possibles sont nombreuses. Que faire par exemple face à un client dont le regard, le visage, la gestuelle trahiraient la peur ? Comment ne pas se laisser envahir jusqu’à être empêché de le questionner librement ? Dans ces situations, je choisis de méta-communiquer. Je parle à voix haute de l’échange en cours, je précise et clarifie l’intention de mon client. Je permets ainsi à la relation de se remettre en mouvement, d’être plus fluide et de retrouver des marges de manœuvre pour poursuivre la séance.</p>
<p>Lorsque j’écoute avec attention le récit de mon client, est-ce que je comprends réellement ce qu’il m’énonce ? Tout comme la confiance passe par l’écoute, la compréhension passe par le questionnement. Pour le comprendre, je le questionne, car aucun de ses mots n’est une évidence. Je suis attentif au contexte dans lequel s’inscrit son histoire. Cette contextualisation est pour moi primordiale et n’est possible uniquement grâce à un questionnement minutieux.</p>
</div>
<div class="c12 end ">
<hr style="border-top: 1px dashed #333; padding: 1.5em 0;" />
<h4 style="margin-bottom: 0;">Comment questionner ?</h4>
</div>
<div class="c6">
<p>Ce questionnement comporte plusieurs aspects : la forme des questions, leur rythme leur nature et l’objet du questionnement.</p>
<p>Sur la forme par exemple, je peux choisir d’alterner entre des questions ouvertes ou fermées selon ce que je recherche chez mon client ; recueillir de l’information, le faire décider&#8230; Je peux aussi influer sur le rythme, laissant plus ou moins d’espace au client pour le laisser réfléchir, s’interroger ; en un mot travailler. N’est-ce pas précisément pour cette raison que nos clients nous sollicitent et que nous facturons notre accompagnement : aider notre client à trouver des marges de manœuvre, lui permettre de trouver, lui-même, de nouvelles options.</p>
<p>Quel va être le rythme du questionnement ? Quel silence lui sera laissé, pour qu’il puisse élaborer, réfléchir, et cheminer vers sa solution (et non la nôtre). L’espace, au sens propre et au figuré, donné à nos clients, demeure bien évidemment spécifique pour chacun d’entre eux.  Il va systémiquement impacter la nature des échanges avec lui, facilitant ou au contraire freinant le succès de l’accompagnement.</p>
<p>L’objet du questionnement va quant à lui, différer très sensiblement selon les approches adoptées par le coach ; qu’elle soit systémique paradoxale, analyse transactionnelle, ou qu’il s’agisse d’une approche orientée solution, PNL, etc. Pour reprendre ces deux méthodes que je choisis pour leur pertinence et leur puissance, l’Analyse Transactionnelle (l’AT) et l’Intervention Systémique Paradoxale (ISP) je travaille différemment sur l’objet du questionnement. <s></s></p>
<p>Avec l’AT, je vais m’appuyer sur l’origine des interactions, en fonction de la partie de l’état du moi (Parent, Adulte, Enfant) à partir de laquelle le client s’exprime. Je vais m’intéresser à ses positions de vie préférentielles, je vais émettre des hypothèses sur ce qu’il me dit et rebondir avec lui dans un cheminement aux divers embranchements, pour arriver à définir un contrat clair. Pour atteindre cet objectif, je serai attentif aux drivers que j’observe lorsque mon client me parle, afin d’en déduire par exemple ses positions les plus probables dans un triangle dramatique. Je serai aussi amené à nourrir mon client en signe de reconnaissance conditionnels, inconditionnels ; lui apprendre à en être conscient pour lui et les autres etc…</p>
</div>
<div class="c6 end">
<p>En revanche, lorsque je travaille avec l’ISP, l’objet de mon questionnement va être totalement différent. Avec cette approche, je questionne mon client de façon très précise afin de définir « le problème », c’est-à-dire le <b><i>comportement </i></b>non satisfaisant qu’il souhaite changer chez lui ou chez autrui. Je vais donc questionner, de façon chirurgicale, le contexte dans lequel ce comportement se produit. Pour réaliser ce décodage systémique, je vais décrire méthodiquement les boucles d’interaction entre mon client et les personnes présentes dans le système d’interaction avec lui, y compris ce qu’il se dit à lui-même ou ce qu’il me dit à moi en tant que coach ; ceci sans m’intéresser à sa psychologie.</p>
<p><img class="alignnone size-large wp-image-6029" src="http://www.dcdh.fr/wp-content/uploads/2022/07/background-from-parts-of-puzzle-pile-color-mosaic-1920x808-1024x431.jpg" alt="background-from-parts-of-puzzle-pile-color-mosaic-1920x808" width="1024" height="431" /></p>
<p>Avec cette technique, c’est la vision du monde de mon client en général, que j’interroge, c’est à dire la façon dont il parle du monde, tel qu’il le ressent, le voit, l’entend etc. Je questionne également sa vision du problème, pour d’une part, le rejoindre sans le heurter, et d’autre part, être capable de lui prescrire des actions à faire ou ne pas faire, et pouvoir ainsi l’aider à arrêter les tentatives de solutions. Ces Tentatives De Solutions (TDS), sont des actions déjà tentées pour supprimer le problème mais qui, en fait, contribuent à le maintenir. Puisque l’approche est systémique, le contexte dans lequel se produit « le problème » au sens « Palo Altien », est crucial et doit être sans cesse approfondi, interrogé. Le questionnement ici ne doit pas aller, ni implicitement, ni explicitement, dans le sens des tentatives de solution évoquées par notre client. Nous voyons donc ici que l’intention et le contenu du questionnement du client, va beaucoup différer selon le modèle utilisé par le coach.</p>
<p>Lorsque je supervise des coachs, il arrive parfois que certains se plaignent de la « résistance » du client face à certaines pratiques, comme celle de l’Analyse Transactionnelle. Effectivement, l’AT, invite parfois à confronter, c’est-à-dire à mettre le client devant ses responsabilités, voire ses contradictions, selon une procédure très précise et en fonction du contrat préalablement verbalisé avec le client.</p>
</div>
<div class="c12 end ">
<hr style="border-top: 1px dashed #333; padding: 1.5em 0;" />
<h4 style="margin-bottom: 0;">La « résistance » du client</h4>
</div>
<div class="c6">
<p>En approche systémique paradoxale, il n’y a point de confrontation devant cette « résistance ». Elle est considérée comme une qualité émergente du système d’interactions entre le coach et son client. Cette « résistance » aux changements nous permet, en tant que coach, de nous interroger sur plusieurs points. Par exemple, la façon dont nous avons pris en considération la vision du monde de notre client, ou le rythme que nous imprimons dans notre questionnement, ou encore la liberté réelle que nous laissons au client (de régler ou non le problème qu’il nous apporte). Mais nous devons également nous questionner sur la plus ou moins grande proximité du client avec son point d’équilibre. Plus le client est proche de son point d’équilibre, moins il est enclin à vouloir modifier la situation qui pourtant semble ne pas lui convenir. Le client considère tout compte fait que les inconvénients à résoudre son problème, sont supérieurs au statuquo.  <s></s></p>
<p>Évidemment cela doit nous interroger sur nos intentions en tant que coach. Quelle est notre capacité à ne pas rentrer dans la toute-puissance de vouloir absolument que notre client résolve « son problème » ? Grâce à notre travail de questionnement, ou à tout autre événement que nous ne connaissons pas, sa perception a pu évoluer et ne nécessite plus d’actions de changement. Ce n’est pas à nous de vouloir résoudre. Nous devons mettre les conditions en place pour que notre client résolve lui-même sa difficulté, toujours au grès de son cheminement, que ce soit dans ou hors de nos séances de coaching. Il est souhaitable de réévaluer très régulièrement l’évolution de ce point d’équilibre. <s></s></p>
</div>
<div class="c6 end">
<p>Cette posture, de non vouloir pour le client, nécessite, pour le coach, d’être « bien dans ses baskets », d’avoir une bonne estime de soi et d’être convaincu que le client sait ce qui est bon pour lui. Si un coach se sent remis en cause, bouleversé, il aura du mal à écouter son client, à l’accueillir. Cette estime de soi fait partie intrinsèque de l’hygiène de vie du coach, elle se travaille en amont et se cultive tout le temps. Elle peut pour chacun d’entre nous, être chahutée de temps à autres par les vicissitudes de la vie. Il faut alors être attentif aux signaux d’alerte, potentiellement différents chez chacun de nous, qui peuvent nous prévenir qu’il est temps de prendre soin de soi pour prendre soin de son client. A titre d’exemple ces signaux peuvent être une recherche « désespérée » de reconnaissance chez son client, envahir l’espace de paroles versus se taire et laisser à son client un espace de réflexion et de vide nécessaire à l’élaboration de sa pensée.</p>
<p>Je reviens sur le fait que la qualité de l’accueil du client par le coach, dépend fortement de sa capacité d’écoute et d’acceptation la plus inconditionnelle possible de son client. Or sans une bonne estime de soi, le coach aura peu de chance de créer cette relation de confiance, indispensable à une relation efficace de travail. Il me semble primordial que le coach puisse rester vigilant sur les conditions qui permettent de créer cet espace d’échange sécurisant et valorisant pour ses clients. Ces conditions facilitent l’échange d’une façon générale et la qualité du questionnement, l’autre composante de l’efficacité d’un coaching bien au-delà des modèles et grilles d’analyse si pertinentes soient elles.</p>
</div>
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		</item>
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		<title>Mon retour d’expérience de superviseur praticien</title>
		<link>http://www.dcdh.fr/supervision/mon-retour-dexperience-de-superviseur-praticien/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2022 10:02:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[François Lantzenberg]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[coaching]]></category>
		<category><![CDATA[Supervision]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Mon intention à travers cet article est de partager mon approche de la supervision d’accompagnements en individuel et en collectif auprès d’équipes, mes pratiques, et certaines de mes réflexions sur le métier de superviseur issues mon expérience. De quoi se nourrit la légitimité du superviseur ? La supervision est une activité entre professionnels de l’accompagnement [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Mon intention à travers cet article est de partager mon approche de la supervision d’accompagnements en individuel et en collectif auprès d’équipes, mes pratiques, et certaines de mes réflexions sur le métier de superviseur issues mon expérience.</p>
<h4>De quoi se nourrit la légitimité du superviseur ?</h4>
<p>La supervision est une activité entre professionnels de l’accompagnement dans les organisations. Les coachs supervisés, bien qu’également professionnels de l’accompagnement, reconnaissent, au moins implicitement, à leur superviseur une certaine légitimité, du fait de leur expérience, leur parcours, leur approche, leur recul, leur personnalités, une capacité à les aider dans les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans l’accompagnement de leur client.</p>
<p>En m’inspirant de la définition de l’EMCC, je définis la supervision comme un espace d’échanges sécurisants entre un superviseur et un ou plusieurs coach(s).Cet espace a pour finalité de faire respecter la pratique des « normes » du coaching, de soutenir le développement professionnel et le bien-être des coachs, d’assurer la pertinence et l’efficacité du travail auprès du client final.</p>
<p><img class="alignleft wp-image-6033" src="http://www.dcdh.fr/wp-content/uploads/2022/05/black-and-white-close-up-of-blue-eye_1920x1440-300x225.jpg" alt="black-and-white-close-up-of-blue-eye_1920x1440" width="400" height="300" />Quand la question de la supervision a commencé à naître en moi en 2011, j’étais coach depuis 6 ans. J’enseignais déjà le coaching au sein d’une école depuis plusieurs années. C’était déjà une façon de transmettre ce savoir qui m’est cher, mais de façon plus didactique en tant que formateur. Il me semblait à l’époque, judicieux et nécessaire d’accumuler davantage d’expérience avant de devenir superviseur. Deux ans après je me lançais. Avec le recul je dirais que c’est indispensable.</p>
<p>Être superviseur suppose selon moi, d’avoir acquis une certaine maturité dans la conduite de coachings, dans des contextes variés et aussi à différents niveaux au sein des organisations. Au-delà du métier de coach, le parcours professionnel de chacun est un précieux atout. Pour ma part, j’ai exercé pendant 20 ans dans des grands groupes internationaux en tant que manager puis comme dirigeant. Je dirigeais un réseau de 650 agents généraux d’assurance, j’étais à la tête d’une équipe de 50 personnes aux métiers très variés entre 1998 et 2004.J’ai vécu comme dirigeant plus d’une demi-douzaine de fusions et de contextes de transformations majeures. Cette expérience me permet aujourd’hui, notamment lors des coachings de dirigeants, d’accueillir encore plus légitimement, ce que peut vivre le client du coach supervisé. Bien que chaque situation, chaque contexte soit spécifique, je peux assez bien m’imaginer ce que provoquent comme perturbations, du haut en bas de la structure, les changements majeurs telles que les fusions de sociétés et les rapprochements d’entité. Le travail de supervision ressemble davantage à une posture de coaching avec le coach, qu’à une posture de formateur, même si quelques apports didactiques peuvent avoir leur place dans cet espace. Quelques soient les années d’expérience, ce travail demeure exigeant. Mon expérience s’appuie sur plus de 18 années d’expérience, au travers de plus de 300 coachings individuels et de plus d’une cinquantaine de coachings d’équipe.</p>
<h4>La supervision, une observation à plusieurs niveaux</h4>
<p>Je porte une attention particulière au cadre posé par le coach avec son client en prenant en compte la pratique et le style du coach : Quelle est sa façon de travailler ? Quel est le contrat d’affaire qu’il a signé ? Comment veille-t-il au respect de la déontologie ?</p>
<p>Je suis aussi particulièrement vigilant à ce qui se produit dans les interactions entre la personne supervisée et ses clients qui, par expérience, peut-être une zone aveugle pour le coach. Je voudrais pointer ici précisément les aspects émotionnels, car ils peuvent parfois perturber la relation de coaching et entamer la lucidité du coach dans son accompagnement. Lorsque je ressens, et constate que le coach est fortement bouleversé, inhibé, chahuté par le contexte qu’il vit avec son client, je commence par l’aider à déposer cela en l’écoutant. Lui laisser un espace pour exprimer ce qui se passe pour lui sur le plan émotionnel, est un préalable nécessaire à une prise de recul pour une analyse davantage cognitive.</p>
<p><img class="alignright wp-image-5752" src="http://www.dcdh.fr/wp-content/uploads/2018/12/Fichier-06-11-2017-09-18-45-300x225.jpeg" alt="fichier-06-11-2017-09-18-45" width="400" height="300" />Je me tiens en permanence en veille, car la supervision m’oblige à opérer en termes de recherche : je continue à engranger de l’expérience, j’apprends en revisitant les différentes approches, les grilles de lecture, les forces et les limites de chacun des modèles, j’affine les modalités d’accompagnement, etc. Je suis en constante évolution, ma pratique de la supervision n’est pas figée. Superviser des problématiques variées avec des coachs aux profils et parcours différents, me fait encore découvrir aujourd’hui des subtilités de modèles que je croyais pourtant maîtriser et me renforce dans l’idée que chaque accompagnement est singulier.</p>
<h4>Intégrer des référentiels variés en supervision</h4>
<p>Avoir des référents théoriques différents est riche voire indispensable selon moi, mais demande un certain courage. Chaque approche a ses limites mais il est troublant d’observer que les courants de pensées, les écoles de coaching, sont parfois hermétiques à la diversité des approches. La pensée plurielle est parfois considérée comme une pensée hérétique. Pour ma part je lui trouve les bénéfices de la « complexité », difficile mais efficace. En paraphrasant Abraham Maslow, si le seul outil que vous avez est un marteau, vous verrez tout problème de vos coachs en supervision comme un clou.</p>
<p>Au-delà de la théorie, c’est la pratique d’accompagnement qui évolue au fil de l’expérience accumulée : la durée des séances, la façon de questionner, l’évolution du monde de l’entreprise, l’évolution de la vision du sens du travail selon les générations, etc. Tout cela me confirme qu’il est précieux de continuer à pratiquer le coaching en tant que superviseur pour se nourrir de ces évolutions, qui impactent le travail de coaching des coachs ; c’est ce que j’appelle être superviseur praticien.</p>
<p>Il y a une véritable résonnance entre ces deux métiers, différents, mais qui se nourrissent l’un de l’autre. Lorsque j’accompagne des coachs dans la sécurisation de leur pratique, je connais la pression qu’ils peuvent parfois subir dans des organisations complexes avec des clients, des dirigeants, qui eux-mêmes sont sous de multiples contraintes voire sous des injonctions paradoxales parfois paralysantes. En tant que praticien du coaching et en tant que superviseur, je suis bien évidemment en vigilance avec les problématiques de déontologie. Je ne parle pas ici de l’obligation d’adhérer à une déontologie et de la présenter à ses clients, mais de la pratiquer dans les situations qui ne manquent pas de s’offrir à nous coachs. Le respect de la déontologie, qui est l’honneur de notre métier de coach est un point de vigilance constant du travail de supervision.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.dcdh.fr/accueil/coach/">Supervision de coachs</a></li>
</ul>
<p>François Lantzenberg</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les rendez-vous multipartites de démarrage, intermédiaire et de bilan de coaching</title>
		<link>http://www.dcdh.fr/methode/le-multipartite-ou-plutot-des-multipartites/</link>
		<comments>http://www.dcdh.fr/methode/le-multipartite-ou-plutot-des-multipartites/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 13:45:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[François Lantzenberg]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[coaching]]></category>
		<category><![CDATA[Méthode]]></category>
		<category><![CDATA[Supervision]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les rendez-vous  multipartites sont des moments clés  de nombreux coachings. Il est nécessaire de les appréhender avec professionnalisme. Je parle de rendez-vous  multipartites et non de tri partite car parfois au-delà du coach, du coaché et de son N+1, un membre de la DRH est présent. La question se pose de l’opportunité de faire un multipartite. Certains coachs [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Les rendez-vous  multipartites sont des moments clés  de nombreux coachings. Il est nécessaire de les appréhender avec professionnalisme.</h4>
<p>Je parle de rendez-vous  multipartites et non de tri partite car parfois au-delà du coach, du coaché et de son N+1, un membre de la DRH est présent.</p>
<h5>La question se pose de l’opportunité de faire un multipartite. Certains coachs pensent que c’est une erreur  d’effectuer un multipartite parce que …</h5>
<p>Pour ma part, je considère que c’est fréquemment très utile voire indispensable  pour le travail de coaching qui va se dérouler après. Exception faite de l&rsquo;accompagnement de certains Présidents,DG, Chefs d&rsquo;entreprises bien entendu.  C’est un moment qui permet un échange profond entre les acteurs. Moment de régulation, qu’ils n’ont pas su créer auparavant, instant intense d’échanges de signes de reconnaissance bien que pas toujours positifs…mais c’est aussi un moyen d’obtenir une feuille de route limitant les enjeux cachés des uns des autres.</p>
<h2>Le rendez-vous multipartite de démarrage de coaching, comment procéder ?</h2>
<p>Cette réunion peut être très profitable au coaching à  condition qu’elle soit habilement conduite par le coach. Cette étape  est une source fréquente d’inquiétude des coachs que je supervise. A mon grand étonnement,  les coachs, notamment ceux qui n’ont pas encore eu  un nombre important de coachings, évoquent leurs difficultés voire leur regrets après avoir conduit cette réunion et rarement avant pour la préparer. C’est pourquoi j’ai eu envie d’écrire cet article afin de poser quelques grands principes permettant de sécuriser cette réunion en évitant certains écueils.</p>
<h3>Le contexte d&rsquo;un rendez vous multipartite de démarrage :</h3>
<p>Le multipartite de démarrage est un moment délicat pour le coach qui est au centre de nombreux enjeux dont les siens qu’ils soient commerciaux ou purement ontologiques. C’est également un moment parfois redouté par le coaché ou son N+1 lorsque l’objet du coaching porte, à priori, sur un dysfonctionnement de leur relation ou sur les « insuffisances» du coaché.</p>
<p>Selon la façon dont les premiers contacts se sont enchainés et le moment où intervient ce multipartite le coach n’a la vision que d’une personne, le coaché, quelque fois  deux personnes s’il a pu au préalable rencontrer le N+1 ou la DRH. Le coach n’a pas encore d’alliance avec le coaché.  Il doit donc conserver sa capacité d’étonnement, de discernement, d’ajustement avec ce qui se passe et de Protection de l’ensemble du système dont bien entendu la personne du coaché.</p>
<p>Dans tous les cas c’est un moment que je considère comme délicat à accompagner. Délicat parce que  lors du multipartite de démarrage, le coach connait peu ou voire pas certains acteurs en présence. Première précaution pour le coach, c’est d’avoir à l’esprit que  toutes les personnes ne connaissent pas forcément ce qu’est le coaching notamment la déontologie dans laquelle s’inscrit cette démarche et qu’il est prudent de la rappeler notamment les points relatifs à la confidentialité. Les participants ne savent pas toujours ce qu’ils attentent de cette réunion à plusieurs.Pourquoi se réunit-on ? Qu’attend -t- on  comme produit de sortie de cette réunion ? Comment va se dérouler cette réunion ? L’absence de cadrage et d’explicitation de ces éléments de contexte  est  de nature à faire monter la tension d’un cran… ce qui est contreproductif  pour un déroulement serein et constructif.</p>
<h2>Comment optimiser les chances de réussite des rendez-vous  multipartites ?</h2>
<p>Déminer ce qui peut l’être avant, avec chacun des acteurs ; approfondir la demande avant lors d’une première séance avec le coaché et préparer ce multipartite en prenant le pouls de la situation. Expliquer le rôle que, nous coachs, allons jouer durant ce multipartite. Partager en «avant-première», avec chacun,  les questions que vous poserez  lors de la réunion en présence de tout le monde.</p>
<ul>
<li>A quoi verrez- vous, concrètement,  que le coaching a réussi ? (la notion d’indicateurs de résultats… pas forcément quantitatif bien entendu…).</li>
<li>Si les résultats ne sont pas au rdv, que se passe t- il pour le coaché ? (quand la situation le nécessite concerne le N+1 et le DRH).</li>
<li>Comment allez- vous contribuer, à la place qui est la vôtre, au succès de cet accompagnement ?</li>
</ul>
<p>Dès le début pendant le multipartite, vous pouvez ainsi vous appuyer sur le cadre, notamment en annonçant et faisant respecter la durée, qui à mon sens, ne devrait  pas excéder une heure, au risque de se laisser happer par le système, puis commencer l’ajustement des objectifs. Tenir le processus tout au long de de cette réunion. Prendre soin de creuser encore et encore  les attentes de chacun. Avoir un  regard vigilant sur la congruence des réponses et ne pas hésiter à reformuler ou exprimer les écarts que vous percevez entre les acteurs sur la définition de cette feuille de route. La verbalisation des écarts que vous percevez demande parfois de la délicatesse car elle met fréquemment  le doigt sur le nœud de la problématique que les acteurs définissent chacun à leur façon. Il est primordial de clarifier. Il est important de prendre la position méta régulièrement et de s’interroger sur la possible existence de processus parallèle qu’il n’est pas forcément opportun de partager à ce moment-là.</p>
<p>Enfin à l’issue de la réunion réinviter le coaché, que vous aurez prévenu en début de réunion  à rédiger la feuille de route qui sera adressée, par ses soins, à chacune des parties prenantes…feuille de route que nous reprendrons lors du ou des prochains mutlipartites : l’intermédiaire le cas échéant et celui de bilan final. Enfin j’ai l’habitude de prendre quelques instants avec le coaché pour débriefer ce temps collectif et lui donner l’occasion de partager à chaud comment nous l&rsquo;avons vécu.</p>
<h3>Le contexte d&rsquo;un rendez vous multipartite de  bilan :</h3>
<p>Nous sommes à la fin de l&rsquo;accompagnement, il s&rsquo;agit maintenant de procéder au bilan du coaching. Cette phase peut s&rsquo;avérer parfois délicate pour des raisons parfois externe au coaching. Par exemple le changement d&rsquo;interlocuteurs, le N+1 qui a changé ou la personne de la DRH qui n&rsquo;est plus celle qui était présente lors du multipartite de démarrage. Le plus souvent c&rsquo;est une occasion de partager un succès, de clore une aventure humaine de boucler &laquo;&nbsp;proprement&nbsp;&raquo; une relation qui a pu être intense entre vous et votre client.</p>
<h3>Comment appréhender le rendez-vous multipartite de Bilan de coaching  ?</h3>
<p>Je vous invite à préparer ce bilan. Vous aurez pris le soin, quelques séances avant la fin de votre coaching d&rsquo;adresser des questions à votre client afin que vous puissiez échanger lors des dernières séances et préparer le bilan. Le bilan va reprendre chacun des  objectifs avec les critères de réussite que vous aviez élaborés lors de l&rsquo;analyse de la demande et affinés pendant le multipartite de démarrage.   Les questions porteront sur le contenu du coaching (les objectifs) mais également sur le processus d&rsquo;accompagnement. Sur les apprentissages que votre client a fait durant son accompagnement. Ils peuvent être de plusieurs d&rsquo;ordres :  relationnel, managérial, sur soi, sur son environnement, sur sa posture, sur les autres&#8230;</p>
<p>Lors du multipartite de bilan, comme lors du multipartite de démarrage, je reste concentré sur le processus. Je propose, comme mode opératoire, que le coaché reprenne la feuille de route, et, objectif par objectif une discussion s&rsquo;opère à partir des indicateurs de résultat. Le coaché, le  N+1, la DRH expriment ce qu&rsquo;ils  pensent de l&rsquo;atteinte de l&rsquo;objectif, du contexte dans lequel s&rsquo;est déroulé le coaching. Régulièrement le N+1 ou la RH me demande ce que j&rsquo;en pense et je réponds inlassablement que je ne suis pas la bonne personne pour évaluer le travail. Je ne me prononce que sur le processus d&rsquo;accompagnement à savoir le respect du rythme des séances dont la feuille de présence témoigne. C&rsquo;est souvent le moment, lorsque les résultats du coaching sont appréciés, le moment de beaux signes de reconnaissance entre les participants.</p>
<p>Parfois, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, ca peut arriver ou bien les acteurs du bilan ont changé et ne voient pas les choses de la même façon&#8230;. Alors il me parait intéressant de voir tranquillement avec chacun des acteurs ce qui n&rsquo;a pas permis d&rsquo;être au rendez-vous ou ce qui n&rsquo;est plus d&rsquo;actualité. D&rsquo;analyser et d&rsquo;expliciter le rôle de chacun dans la non atteinte du résultats (cf. supra  les questions posées lors du multipartite de démarrage). Il reste essentiel à mes yeux d&rsquo;être en mesure d&rsquo;accepter et d&rsquo;accueillir les critiques mais également de savoir mettre des Protections pour le coaché et l&rsquo;ensemble des acteurs du système. Il s&rsquo;agit d&rsquo;être très vigilant sur le respect de la déontologie&#8230;et notamment d&rsquo;éviter toute demande faite en aparté du type &laquo;&nbsp;mais vous, entre nous, pensez  vous vraiment  que M &#8230; peut réussir dans sa prise de poste&#8230;&nbsp;&raquo; . C&rsquo;est rare mais attention,  surtout si la demande est faite avec douceur avec un semblant de complicité.</p>
<p>Enfin je prends la précaution de prévenir mon client (coaché) de prévoir quelques minutes après le multipartite de bilan pour nous dire au revoir en tête à tête . Cela permet de clore la boucle avec lui, de se dire au revoir et le cas échant de débriefer le multipatite de clôture si celui-ci a été un peu rude.</p>
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		<title>L&#8217;entretien de choix réciproque</title>
		<link>http://www.dcdh.fr/methode/le-choix-reciproque-du-coach-et-du-coache/</link>
		<comments>http://www.dcdh.fr/methode/le-choix-reciproque-du-coach-et-du-coache/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2014 23:21:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[François Lantzenberg]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[coaching]]></category>
		<category><![CDATA[Méthode]]></category>
		<category><![CDATA[Supervision]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Un premier entretien de coaching ou comment se choisir, ou pas,   réciproquement</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans notre métier le premier entretien entre le coach et le coaché est parfois appelé « un shopping » signifiant la première rencontre de nature commerciale en vue de  l’acquisition d’un nouveau contrat quand il y a plusieurs coachs mis en concurrence.  Au de delà du terme pas très élégant vis-à-vis du client et auquel je préfère celui  &laquo;&nbsp;d&rsquo;entretien de choix réciproque&nbsp;&raquo;, il pose la question de sa posture dans un acte commercial; donc dans une certaine mesure de la notion de  &laquo;&nbsp;séduction&nbsp;&raquo;, de plaire  afin d&rsquo;emporter le contrat mais pas à tout prix, en prenant les précautions nécessaires à une réussite de l’accompagnement.</p>
<p>Dès le premier contact (voire même avant par le oui-dire) s’échangent des éléments, des informations, des impressions qui feront que la relation entre le coach et son potentiel futur coaché s’installera plus ou moins bien ou pas du tout. Je crois qu’au travers la qualité de la relation créée entre le coach et son client réside une partie de la puissance de l’accompagnement. Certains considèrent  que c’est inutile, que seule l’analyse des éléments du système et leur interaction sont de nature à influencer positivement  l’accompagnement et que la relation coach – coaché n’est pas importante.</p>
<p><strong>Alors ce premier entretien de choix réciproque nécessite quelques précautions</strong> en terme de respect du processus. Une recommandation bien connue et pourtant pas toujours respectée c’est le fait que c’est au futur coaché de vous contacter et non l’inverse. Vous aurez communiqué vos coordonnées au prescripteur en l’autorisant à les transmettre à &laquo;&nbsp;l’intéressé&nbsp;&raquo; ( c&rsquo;est ce qu&rsquo;il faut valider justement).</p>
<p>En terme de processus, il me parait très important de poser le cadre de l’entretien dont la durée ( souvent plus court qu’une séance) 1H00/1H15 doivent suffire pour se positionner. Puis <strong>préciser l’objectif de cet entretien de choix réciproque</strong> afin que chacun ait bien à l’esprit que pour chacune des deux personnes il y a liberté d’y aller ensemble ou pas. Ce n’est pas,  ou ça ne devrait pas être  un simple acte de vente avec les risques de séduction et de compétition (notamment quand le coaché rencontre d’autres coachs pour réaliser son choix) pour les deux protagonistes. <strong>Chacun devrait se sentir le plus libre possible de poursuivre ou pas le chemin avec la personne qui est en face de lui.</strong> Pour ma part je formule ce cadre en rappelant en début de séance l’objet de cet entretien  qui est de savoir si je peux et si nous voulons travailler ensemble dans une démarche de coaching. Au delà de la capacité  à faire travailler le client dans son environnement, sur ses problématiques,  il me semble   important qu&rsquo;un minimum de feeling passe pour les deux avant le démarrage. La relation va se construire, évoluer tout au long de l&rsquo;accompagnement. Une relation  &laquo;&nbsp;trop ouverte&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;trop rapidement&nbsp;&raquo;  devrait susciter un peu de prudence de la part du coach. Que se passe &#8211; t &#8211; il pour lui ?  Quelle est sa part de responsabilité dans le fait que la personne qu&rsquo;il reçoit soit  si rapidement &laquo;&nbsp;conquise&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>A la fin de l’entretien lors de la conclusion</strong>,  je demande où en est le coaché, comment il s’est senti dans la relation ? Plus que le contenu de la réponse, ce sont les signes, le processus,  la congruence de sa réponse qui m’intéressent. Je me prononce sur ma capacité à l’accompagner (liée à la problématique) et à  ce que j’ai pu ressentir dans la relation que je ne partage pas la plupart du temps à ce stade. Ma décision s&rsquo;appuie sur  le minimum de  marge de manœuvre au dessous duquel  je ne me sens pas libre de travailler correctement, sur  la volonté du coaché de poursuivre, sur les premiers éléments de la demande qu&rsquo;il a pu exprimer et  qu&rsquo;il s&rsquo;agira de creuser encore et encore durant plusieurs séances. J’invite le plus souvent le coaché à prendre un peu de recul et à me communiquer un délai dans lequel il me donnera sa réponse.</p>
<p><strong>Pour examiner notre degré de liberté</strong> lors d’un entretien de choix réciproque il me parait utile de distinguer plusieurs cas pour le coach et le coaché  :</p>
<p>Le coach salarié au sein d’un cabinet, le coach indépendant, l’enjeu que représente le coaching pour chacune des parties, le degré de liberté qu’a le coach de ne pas prendre cet accompagnement, le degré de liberté du client de prendre ou de ne pas prendre ce coach voire de ne pas prendre le coaching du tout. Notamment lorsque le coaching est prescrit.</p>
<p>Cette liberté réciproque est essentielle  pour la suite. <strong>Alors examinons</strong> ce qui pourrait limiter notre capacité à refuser cet accompagnement.</p>
<ul style="list-style-type: circle;">
<li>Si je suis un coach salarié,  mon cabinet me permet &#8211; il de refuser un coaching ? Qu’est ce qui est prévu dans ce cas ? Je recommande quelqu’un d’autre du cabinet ?  Ai-je une obligation de développement commercial ? Ou en suis-je de mes objectifs ? Cela fait il plusieurs fois que je refuse ? Suis-je capable d’expliciter pourquoi je ne prends pas ? Suis-je écouté ? Ai-je travaillé en supervision voire en thérapie les rasions de mes refus ? Est ok de dire non pour moi ?</li>
<li>Si je suis coach indépendant, suis-je en sous &#8211; activité, ai-je besoin de chiffre d’affaire pour boucler mes fins de mois ? Ai-je assez de coachings en-cours pour avoir le sentiment de faire mon métier de coach ? Ai- je peur de perdre le client (prescripteur), ou de ne pas entrer chez ce nouveau client si je refuse ce coaching  ?</li>
</ul>
<p>Qu’est ce que je ressens (ou pas) dans la relation qui m’incite à refuser cet accompagnement ?  Est ce que je souhaite refuser ce coaching ? Ce refus est il lié aux compétences que je pense ne pas avoir ? A la « qualité »  de la relation ? A la personne qui est en face de moi ? A mes propres peurs ?</p>
<h4>Comment communiquer ma réponse en cas de refus, en cas d’acceptation de ma part ?</h4>
<p>Si le refus émane de nous, coach, il peut reposer sur notre incapacité à répondre à  la demande du client que nous ne savons pas traiter et nous le lui disons. C’est une preuve de professionnalisme et du respect de notre déontologie. De même si la  demande qui nous est formulée est en contradiction avec notre déontologie ou des aspects éthiques… nous expliquons.</p>
<p>Si l’origine du refus est davantage liée à la personne qui vient vous voir ou ce que nous avons ressenti  dans la relation, ça peut être plus délicat à exprimer mais je crois qu’une métacommunication en parlant de soi et pas de l’autre peut être réalisée.</p>
<p>Dans les cas de refus,  notamment en lien à notre incapacité à traiter la problématique  du client vous pouvez, sans que ce soit obligé, recommander un autre confrère si le client le souhaite.</p>
<h4>Comment écouter un refus du coaché ?</h4>
<p>Accueillir sa réponse en le remerciant de l’avoir formulée, éventuellement si vous êtes en situation de le faire et avec beaucoup de douceur dans la forme, lui demander les raisons de son choix ? Attention dans le processus à ce que le client ne se sente pas dans l&rsquo;obligation de se justifier sinon mieux vaut s&rsquo;abstenir.</p>
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		<title>Quelle durée pour une séance de coaching ?</title>
		<link>http://www.dcdh.fr/methode/quelle-duree-pour-une-seance-de-coaching/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2014 07:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[François Lantzenberg]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Méthode]]></category>
		<category><![CDATA[Supervision]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La durée d’une séance de coaching est une question qui revient régulièrement en supervision. Alors que répondre ? Certains cabinets ne fixent pas la durée mais évoque uniquement la notion de séance en laissant le coach, le coaché, l’institution se dépatouiller avec cette notion un peu  floue. Je ne suis pas fan de ce flou… comme [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La durée d’une séance de coaching est une question qui revient régulièrement en supervision. Alors que répondre ?</p>
<p>Certains cabinets ne fixent pas la durée mais évoque uniquement la notion de séance en laissant le coach, le coaché, l’institution se dépatouiller avec cette notion un peu  floue. Je ne suis pas fan de ce flou… comme disait  la grand-mère d’une petite fille connue « quand c’est flou c’est qu’il y a un loup ». Même si ce loup n’est que fantasmatique et sans mauvaise intention des parties.</p>
<p>Le flou n’est pas de nature à clarifier les contrats donc les engagements réciproques du  coach et du coaché sur la façon de  travailler ensemble, les conditions financières et donc quelque part le  temps passé ensemble en face à face par le coach et le coaché.</p>
<p>Pour ma part j’invite à être clair sur la durée des séances et le prix (qui fera l’objet d’un autre article). Etre clair et explicite ne signifie  pas être univoque dans la réponse. Alors quelle durée pour une séance et comment la définir ?</p>
<p>Au-delà de la réponse qui aura un impact sur le coût de la séance il est intéressant d’apprécier  pour chacun d’entre nous notre durée, à priori, optimale. En ce qui me concerne ma durée préférentielle a évolué au cours de mon expérience. Dans le milieu des années 2000, à mes débuts, j’étais davantage à l’aise sur 2 heures.  Au-delà j’étais fatigué, mes clients aussi  et les séances  me paraissaient moins efficaces.  A l’époque,  1H30 me semblait un peu  trop court et cela avait tendance à stimuler mon driver dépêche toi qui ne demandait que ça.  Je me mettais sous pression et en voie de conséquence, par contagions je devais le faire sentir à  mon client, pour obtenir quelque chose de palpable à l’issue de l’heure et demie.</p>
<p>Puis je me suis aperçu en réfléchissant sur ma pratique  que la durée dans l’absolue n’était pas la seule variable en cause sur la qualité  des séances. Rentrait en ligne de compte, le type de coaching, le type de personnalité de mon coaché, l’état d’esprit dans lequel il était, le niveau d’énergie que nous avions lui et moi,  l’enjeu  que représentait le coaching pour lui,  la qualité de notre relation, le niveau d’alliance qui par définition évolue en au cours du coaching ;  mais également  du temps de déplacement aller et retour qu’il me fallait  pour cette séance de coaching  et oui,  ça ne devrait peut- être  pas mais ça compte également  dans l’équilibre que nous devons trouver pour une juste appréciation de notre prestation,  de notre  modèle économique et donc de notre équilibre financier d’accompagnateur.</p>
<p>En ce qui me concerne, mes séances en présentielle sont d’ 1H30 ou de 2 heures avec un possible mixte des deux durée et très exceptionnellement 3 heures. La durée est précisée dans mes contrats au départ. Parfois je  décide seul de la durée qui me semble appropriée par exemple j’impose la durée de deux heures quand il m’apparait que le client a besoin de temps en raison de la situation difficile qu’il traverse et que je suppute qu’une écoute longue, profonde et inconditionnelle avec  un travail en profondeur notamment sur le plan émotionnel lui serait utile. D’autres fois, je peux proposer à mes clients le choix entre deux options 1H30 et 2h00 ; ceci   m’arrive avec des dirigeants qui  souhaitent travailler  sur la stratégie qui nécessite un peu plus de temps et d’autres semaines leur agenda est très contraint alors nous convenons en fin de séance la durée de la séance à venir. La connaissance pour chacun des acteurs de la durée de la séance me parait nécessaire avant de débuter. Pas uniquement pour des raisons de gestion d’emploi du temps,  mais parce que le temps est un élément important du processus de travail. Le temps ami ou ennemi durant une séance ? Il fréquemment est un indicateur  de la qualité de ce qui se  passe durant la séance de travail. Comment notre client et nous utilisons  le temps ?  A quel moment de la séance évoque – t&#8211;  il les sujets « importants »  pour lui ?  Sa façon de procéder a – elle un lien avec ses objectifs de coaching ? Existe-il un processus parallèle entre ce qu’il vit dans son activité et durant notre séance sur la façon dont il appréhende le temps… Tous ces indicateurs ne sont pertinents que si l&rsquo;enveloppe temps est bien claire entre les protagonistes.</p>
<p>A distance, au téléphone ou par Skype j’opte pour une durée d’ 1 heure à 1h30. Au-delà, je trouve que la concentration que réclame l’absence de retour visuel (pour le téléphone) est fatigante et ouvre un risque de cafouillage sur une durée plus longue.</p>
<p>En conclusion,  je dirai qu’il n’existe pas de durée idéale puisque la bonne durée est multifactorielle : les personnes du coach et du coaché, leurs rythmes respectifs… La recommandation que je ferai à des coachs débutants c’est de tester leur zone de confort, de voir comment elle peut évoluer au cours de leur expérience ou en fonction des types d’accompagnement; de s’autoriser à en  changer au fur et à mesure de l’enrichissement de  leur expérience. La  seule règle que j’inviterai à respecter pour les coachs c’est celle de  la clarté du processus et donc l’explicitation des durées de séances et leur respect… qui n’exclut pas en intelligence de situation d’écourter une séance ou de la prolonger mais à titre exceptionnel  et de façon consciente par le coach en le verbalisant à son client.</p>
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		<title>Supervision, le processus</title>
		<link>http://www.dcdh.fr/methode/supervision-le-processus/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2014 07:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[François Lantzenberg]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[coaching]]></category>
		<category><![CDATA[Méthode]]></category>
		<category><![CDATA[Supervision]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le coaching est avant tout une affaire de processus. La supervision va chercher à l’éclairer. Le processus peut  se définit par la façon dont les événements s’enchainent, cette espèce de toile de fond, un peu comme si il s’agissait d’un film muet observé avec une forme de naïveté qu’Éric Berne qualifiait de Martien. A ce [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le coaching est avant tout une affaire de processus. La supervision va chercher à l’éclairer.</p>
<p>Le processus peut  se définit par la façon dont les événements s’enchainent, cette espèce de toile de fond, un peu comme si il s’agissait d’un film muet observé avec une forme de naïveté qu’Éric Berne qualifiait de Martien. A ce propos j’aime bien la phrase de Sénèque qui pour moi illustre bien l’intérêt d’observer encore et encore le processus «  séparer les choses du bruit qu’elles font ».</p>
<p>Sur quoi être vigilant ? Le processus, et puis le processus, et encore le processus. Lors de mes séances de supervision il m’arrive régulièrement de faire décrire, au coach qui expose son cas, les premiers instants de la  prise de contact avec  le client  depuis l’appel téléphonique : comment le rendez- vous a-t-il été pris ? Qui a appelé qui ? Combien de fois ? Avez-vous eu des difficultés à vous joindre ? Combien de temps pour arriver à fixer une date ? Y a-t-il eu des annulations, des reports de rdv ? Etc. Ensuite,  j’invite le coach à explorer ce qui s’est passé lors de la première rencontre mais également lors de chacune des séances : comment cela se déroule-t-il ?  Comment avez-vous démarré ? Les  horaires sont- ils respectés ? Etc.</p>
<p>Lors de ce retour arrière, il est  assez fréquent que les coachs ne sachent pas répondre à ces questions de prime abord. Parfois un temps de réflexion leur permet de  faire revenir  ces informations, parfois il leur est impossible de retrouver ces éléments faute de les avoir observés. Lorsque ce matériau brut  est disponible il est fréquent qu’il vienne éclairer une partie de la difficulté rencontrée par le coach.</p>
<p>Prenons l’exemple que  Paul  partage en supervision. Il a l’impression de « se faire balader » par  sa cliente durant les séances.  Lors du premier rendez-vous dans un café, sa cliente lui a proposé de changer deux fois de place après avoir déplacé trois  fois la date du  rendez-vous et écourté celui de la première rencontre.</p>
<p>Le travail de supervision permet à Paul d’identifier que quelque chose  d’autre  est à l’œuvre, entre lui et son client,  que simplement des changements logistiques : changement de place, changements d’horaires etc.</p>
<p>Dans mon travail de superviseur, j’invite les coachs  à observer attentivement, en position méta, ce  qui se passe même si cela peut paraître insignifiant.</p>
<p>Ma recommandation est : « observez, ressentez, écoutez,  il en restera toujours quelque chose.  Observez avec vos  yeux, vos oreilles et  l’ensemble de vos sens.  Ecoutez  la musique, la ligne mélodique, laissez-vous  sentir et  ressentir ce que cela provoque en vous physiquement. Assumez la  subjectivité que les  situations que vous vivez  provoquent chez vous. C’est un matériau qui pourrait  être partagé, sous forme d’hypothèses, avec votre client et donner matière à un travail d’élaboration. Il sera temps d’analyser ensuite, si nécessaire,  ce qui se passe et quel sens donner à ces observations. La précaution à prendre c’est de ne pas donner une signification immédiate à l’observation. Suspendez votre jugement.  Ce sens peut être le fruit de projections, d’interprétations de votre part.  Il est parfois bon de laisser décanter,  des indices sont quelquefois trompeusement concordants. Il peut arriver que les hypothèses nécessitent d’être clarifiées  par un tiers, en supervision,  notamment lorsque la charge émotionnelle est trop forte et/ou que la confusion s’est installée.</p>
<p>En guise de conclusion,  j’observe que les  coachs sont régulièrement  enfermés  par  des  « contenus » apportés par leurs clients. Ils peuvent être dans  la confusion ou tourner en rond. C’est parfois le signe qu’il est nécessaire de revenir au processus.  L’observation des éléments de processus est comme l’observation des doigts du pianiste qui dérapent  sur le clavier du piano : il peut être intéressant de regarder en amont, quelques mesures plus haut, quelques séances avant, l’émergence des difficultés qui se signalaient en amont à travers le processus par un signal faible et qui aboutissent maintenant à une fausse note, un blocage, davantage visible mais un peu tardivement pour permettre à la mélodie de continuer, au coaching de se poursuivre dans la fluidité.</p>
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